Concevoir les calendriers

19:00 Iris d'Automne 2 Comments

Après qu'on m'ait relancée sur la question des particularités du calendrier gwidrite (et donc uniste), j'ai décidé de faire un premier examen de la situation aujourd'hui en avisant de ce qui pouvait être fait. Là, je me suis rendue compte que la question n'était pas si évidente que ça (en même temps, je m'en doutais) et ne pouvait se limiter à des "noms rigolos" pour les 12 mois de l'année.


Cet article vise à illustrer comment je m'y prends pour mettre en cohérence les données de nouvelles et anciennes créations.


Démarche


En premier lieu, j'ai vérifié ce qui avait été posé posé pour le calendrier demorthèn - traditionnel :

-- 12 mois de 30 jours
-- 5 jours de fête "hors mois" pour l'Earrach Feis, faisant la liaison entre ancienne et nouvelle année
-- le nouvel an à l'équinoxe de printemps

Pour les unistes, je voyais mal le nouvel an au printemps : quel lien avec leur dogme ? En revanche 365=6*60 +5, c'est à dire qu'il était possible de proposer un découpage de l'année qui mette l'accent sur le nombre "6" qui est omniprésent (6 ordonnance, hexcelsis, 6 ordres...). C'était trop beau pour s'en passer, donc zou, 6 mois de 60 jours +5 jours intercalaires avant le premier de l'an (histoire que les deux calendriers aient une logique comparable).


Et donc quel jour pour le premier de l'an ? ... Dans la version actuelle (qui reste une version de travail), j'ai opté pour le solstice d'hiver : lien entre le froid et la lumière, ça me paraissait pas mal.


Le vrai casse-tête : faire un calendrier de travail avec des débuts de l'année différents et des jours intercalaires différents, et s'assurer que le meneur puisse quand même s'en servir (là, pas de mystère, faut un référentiel à notre calendrier IRL).

Quelques heures de calculs plus tard...

Et voici à quoi ressemble une première version (en espérant ne pas avoir fait trop d'erreurs de calcul de date !!) :



Tout ça, sans compter le plaisir pour les érudits de déterminer dans les archives si un événement a eu lieu à une année donnée ou la suivante ou la précédente, fonction du mois (car les scribes ont pu se tromper ou donner seulement l'année et pas le mois, ce qui compliquera aussitôt la transcription dans l'autre calendrier...) Remarque : ce casse-tête du début de l'année changeant, je l'avais découvert en histoire médiévale, avec un début de l'an à Pâques pendant longtemps (souvenirs lointains et potentiellement en partie erronés, attention)... or Pâques est une fête à date mobile : 1er dimanche après la 1ère pleine lune après l'équinoxe de printemps (si mes souvenirs sont bons). Donc pour chaque année... le premier de l'an variait !!! ^^ ... Finalement le double calendrier uniste et traditionnel à côté, c'est simple ! :-P Remarque complémentaire : non seulement un calendrier est complexe en soi, mais étant l'objet d'intérêts politiques et religieux, il est susceptible d'évoluer dans le temps, avec des réformes progressives ou plus importantes en une fois. ....

2 commentaires:

  1. Pour ce qui est le début d'année à Pâques, c'est au contraire très logique. Très peu de gens s'embarrassaient à l'époque du nombre de jours exacts. Par contre, connaître les saisons, les semailles était très important. Et pour cela, Pâque étant centré sur la même période, c'est plutôt malin, bien plus qu'utiliser une année fixe avec des 1/4 de jours que l'on doit cumuler sur 4 ans, puis des exceptions... C'est simplement que nos priorités ont changé et notre façon de voir et de tout calculer avec précision nous pousse vers le penchant de l'exactitude :)

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  2. Ah mais Pâques, ce n'est pas une garantie que le temps soit beau ^^ ... la date peut tomber directement après l'équinoxe de printemps ou 4 semaines après. Le seul facteur variable : la pleine lune. Elle ne garantit pas que tout pousse correctement ou que la météo soit clémente (surtout que mars - avril, selon les années, ça peut être du tout au tout).

    J'aurais donc tendance à considérer que Pâques n'est pas le meilleur exemple de fête liées aux travaux agricoles.

    En revanche, les calendriers égyptiens (qui guettent les étoiles pour annoncer les crues prochaines) ou ceux des bergers des Alpes (marqueurs sur les pierres pour bien savoir quand redescendre des alpages), là oui, on a un lien direct et très marqué entre la vie agricole et le calendrier. Mais ce sont des événements fixes : ça ne bouge pas dans une amplitude de 4 semaines d'une année sur l'autre ^^

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