Affichage des articles dont le libellé est bestiaire. Afficher tous les articles

Documentation : des inspirations naturelles pour les feondas

A cours de ma dernière promenade en forêt, j'ai ramené une pile de visuels pour me servir d'aide mémoire ou de base de réflexion pour des descriptions. Parmi elle, j'en ai trouvé trois qui me paraissaient être faciles à exploiter pour des feondas.


Pénétrer dans l'antre


Le trou que vous voyez doit avoir approximativement le diamètre de mon auriculaire. Il y en avait de semblables dans toutes la forêt, très typés, avec une entrée nette, pleine de soie presque semblable à du papier. Il me semble qu'il n'y a qu'à changer l'échelle pour trouver cette structure, ce repaire menaçant. Même s'il mesurait 20cm de diamètre et qu'il était très nombreux, ce serait dérangeant. Évidemment en encore plus gros, avec la possibilité d'entrer dedans, on a immédiatement un cadre anxiogène.


La bête


Il s'agit là d'une vieille souche arrachée, renversée, avec de l'herbe et des fougères et des vestiges de racines (surtout visible de l'autre côté de la butte, mais ça ne rendait pas en photo). On discerne aussi des blocs de pierres. D'après un panneau sur un sentier de randonneur, la forêt était une "arène granitique" (parsemée de rochers érodés, couverts de mousses et lichens).

Quand j'ai vu la souche, je me suis dit : "la tête difforme, une sorte de fourrure d'herbe sur les épaules, des bras larges..." Elle me faisait l'effet d'une sorte de géant à demi-enseveli.


Structure de terre noire


Je suppose qu'il s'agit de traces d'activité de vers de terre, mais elles étaient très nombreuses, situées en zone humide (terrain pré-marécageux si vous préférez) et d'une teinte très marquée. Il me semble que vouloir traverser un pré humide avec de telles structures, disons de 30 à 50cm de haut, éparpillées tout autour, pourrait être assez dérangeant.


Bestiaire : le drewlyfig

Au cours du feondage, il est apparu que le "feond paresseux" ne recueillait que 3 suffrages / 2.1% des votes. Autant dire que personne ne l'aime ! Et pourtant, ce concept peut être très amusant à jouer (du point de vue du MJ s'entend !). J'avais en effet conçu un "machin" assez improbable, tenant du nénuphar tueur, discret, en embuscade et très, très prudent. Ce feond est du genre à n'attaquer que s'il est sûr et certain de son forfait. Patient et pragmatique, c'est une sorte de pêcheur qui attend une bonne occasion, changeant ponctuellement de site de pêche... car je pense qu'on peut dire de lui que c'est un pêcheur de pêcheur ^^

Chris s'est attelé vaillamment à donner une forme à une créature justement assez informe, autant dire que je ne lui ai pas facilité la vie ! Il aura bien galéré, mais au final je trouve qu'il s'en est bien sorti en parvenant à traduire visuellement, de manière plutôt fidèle, la... hum...  "chose".












 Et la version quasi finale / finale :




Mécènes et Bestiaire : Caemgen de Fionnfuar

La préparation des contenus des ouvrages, en particulier du placement des mécènes (des souscripteurs de haut rang avec qui nous travaillons sur un personnage), se fait en plusieurs étapes. Il s'agit dans un premier temps de faire le point avec le mécène sur ses vœux, puis de trouver la meilleure manière de placer la figure dans un ouvrage. Ensuite, j'essaie de tisser des liens, plus ou moins appuyés, des clins d’œil d'un livre à l'autre.

Voici une illustration de ce cheminement avec Caemgen de Fionnfuar, un vecteur qui s'est aventuré jusque dans les terres de Dèas pour y prêcher la bonne parole. Trouver sa place dans une société clanique aussi rude n'est pas évident et nécessite de sa part un grand sens politique et des relations humaines plus généralement. Son optimisme, sa persévérance et son habileté lui ont permis de devenir un médiateur reconnu et apprécié pour sa neutralité - du moins en ce qu'il ne défend les intérêts d'aucun clan en particulier.

J'avais envisagé de le faire paraître brièvement dans le bestiaire en tant qu'auteur d'une lettre reçue par l'un des narrateurs principaux que je mets en scène. Ainsi on aurait un premier contact avec la figure avant de la voir véritablement à l’œuvre.

Un vecteur en voyage













Une lettre venant des terres de Dèas


Lettre du vecteur Caemgen de Fionnfuar, affecté aux Terres de Dèas



Chère Annëth,

J’ai bien reçu ta gentille lettre demandant de mes nouvelles. Comme tu peux le constater, les Osags des Terres de Dèas n’ont pas jugé bon de me renvoyer en Gwidre. Pourtant, ce ne fut pas évident de gagner leur confiance ! Tout n’est assurément pas simple ici et les rapports de force sont monnaie courante. J’ai rencontré des gens extraordinaires et une culture très riche. J’espère pouvoir accomplir ma mission au mieux.

En attendant, connaissant ta grande curiosité pour les légendes, je pense avoir trouvé une histoire qui pourrait te plaire. Elle concerne le peuple tarish. Comme tu le sais, il est réputé avoir accosté il y a environ mille ans à la pointe de Hòb. Depuis, leurs descendants ne cessent d’errer dans la péninsule de Tri-Kazel comme s’ils cherchaient (ou fuyaient ?) quelque chose.

Le hasard a voulu que j’apprenne une information étonnante à ce propos d’une source que j’estime fiable. L’homme est un pilote d’Iolach, un marin remarquable et audacieux. Il est sans doute l’un des meilleurs connaisseurs des récifs et des îlots de l’extrême sud-ouest. Son travail est de monter à bord des navires voulant franchir le cap, pour les aider à le passer en sûreté. De mauvaises langues prétendent que son talent lui viendrait d’une rencontre avec « Dame Crocs de mouette », la dréine-croquemitaine des environs. On dit d’elle qu’elle hante les profondeurs et cause des naufrages, mais aussi qu’elle épargne certains élus.

D’après ce pilote, le site du naufrage des Tarishs est un îlot des Épavières. On y trouverait suffisamment de ressources pour survivre : coquillages, œufs d’oiseaux de mer, étangs d’eau douce remplis par la pluie, phoques sur l’une des petites plages… Bien sûr, il ne reste rien des navires en surface : depuis un millénaire, les coques et les mats se sont désagrégés. En revanche, on trouverait des traces dans le sable humide. Je lui ai demandé s’il était certain que ces vestiges n’étaient pas tout simplement le fait de naufrages tri-kazéliens. Il m’a alors expliqué qu’il y a un cimetière sur cette île. Le nombre de tombes encore discernable était considérable. Pour qu’il y en ait autant, il aurait fallu que des dizaines de personnes vinssent y inhumer leurs proches pendant une longue période. Comme ces tombes ne sont pas d’un style osag, il a pensé qu’il s’agissait peut-être de l’île par laquelle les Tarishs étaient arrivés. Ils y seraient revenus déposer leurs morts.

Mais cette pratique aurait cessé quand Dame Crocs de mouette est apparue. On m’a dit que la dréine nourrissait une haine toute particulière à l’égard des Tarishs, même si l’on ignore pourquoi. Les récits décrivant sa sauvagerie envers ces malheureux font état de naufrages sanglants et de corps s’échouant par morceaux sur les plages. J’ignore si cet aspect de l’histoire est véridique : personne n’a pu me parler d’un exemple précis où une attaque aurait eu lieu contre des Tarishs. Malgré cela, ces voyageurs sont interdits de bord sur les navires qui croisent le cap des Adieux.

D’où provient cette inimitié particulière d’un monstre pour un peuple qui est certes marginal, mais n’a, à ma connaissance, pas grand-chose à se reprocher ? J’ai bien entendu des histoires à Ard-Amrach et à Expiation, selon lesquelles les Tarishs seraient souvent sorciers, lançant des malédictions à qui leur déplairait, mais j’ai tendance à penser qu’il ne s’agit là que de racontars, exprimant avant tout la peur de l’autre. Tu n’imaginerais pas le nombre d’histoires effrayantes qu’on m’a contées sur les Osags avant mon affectation : bien peu sont vraies.

À l’avenir, je te promets de t’écrire plus régulièrement. Mieux même : pour compenser le délai que j’ai mis à te répondre, je t’écrirai avant de rédiger les rapports que l’ordre me demande. Ainsi tu auras l’assurance d’avoir des nouvelles fraîches des venteuses Terres de Dèas,

Bien à toi,

Caemgen



WIP illustration : nouvelles avancées pour le ventripaille

Chris part sur une nouvelle version du ventripaille :



L'illustration est d'abord réalisée avec des outils traditionnels : peintures, encres, crayons.

Cette nouvelle version fait suite à ces premières tentatives. Depuis, tout le design de ce feond végétal a été repris. Ces recherches et ces différentes étapes témoignent du temps nécessaire pour développer des illustrations fortes.

Une vision horrifique : les feondas

Horrible cauchemar ou sinistre réalité ? Les feondas hantent la péninsule de Tri-Kazel et seront au cœur de notre travail sur le bestiaire des Ombres d'Esteren.

Voici quelques étapes des travaux de Gawain sur une illustration pour la gamme sur ce thème. Comme vous pouvez le voir, elle s'étendra sur une double page :

Ci-dessus, un test de composition générale... suivi d'études sur les créatures feondes :



Étape suivante : retoucher le tableau global et préparer sa mise en couleur :


Une nouvelle avancée :



À suivre...

Bestiaire - Séides d'os et de ronces

Voici quelques avancées du côté des recherches pour le bestiaire. Gawain a réalisé des études visant à illustrer les "séides d'os et de ronces", des compagnons du dréin "Loup de ronces", susceptible de sévir du côté de l'abbaye de Corvus, de Kermordhran ou du Clos-des-Cendres. Les recherches ont porté sur des séides "ours", mais ils sont bien sûr loin d'être les seuls de la meute, laquelle est aussi constituée de loup (tant qu'à faire ^^), de gloutons, voire des fameux vautours de Corvus (cf. "Raison d'agir")







Une aide de jeu d'Arthus sur les feondas humanoïdes

Suite à l'annonce du feondage, il y a eu sur le forum officiel des Ombres d'Esteren pas mal de débats sur les feondas préférés des uns et des autres. Certains ont évoqué la question de feondas génériques et courants, ou encore de feondas humanoïdes.

Suite à tout cela, Arthus, membre bien connu de la communauté, s'est demandé comment lui verrait la création d'un feond humanoïde.

Ni une ni deux, il s'est lancé dans la conception d'une aide de jeu, rédigée avec amour et illustrée à l'aide de dédicaces faites par les illustrateurs de la gamme.

Nous vous proposons de découvrir cette aide de jeu en la téléchargeant et vous souhaitons qu'elle vous inspire des histoires passionnantes et terrifiantes ! L'aide de jeu a également été ajoutée à la librairie en ligne.

Vous pouvez proposer vos aides de jeu en utilisant la licence CUVOE.

Illustration de Gawain - Bestiaire / À paraître

Bestiaire : travaux de Chris pour le Ventripailles

En cette période entre les fêtes de Noël et du Nouvel an les travaux continuent d'avancer (à vitesse plus tranquille et détendue quand même !). Aujourd'hui je vous laisse découvrir la dernière création de Chris sur le "Ventripailles". Vous verrez qu'il a fait plusieurs essais d'ambiance et couleurs en vue de trouver le ton le plus juste pour le traitement de ce ... enfin, cet antagoniste !

Mettez vous une minute dans la peau du coordinateur qui doit en choisir une ! (et juste une !)


 Version 1...


Premières retouches




 Seconde ambiance (et donc 3e visuel)


Et une troisième version tellement plus bucolique ! (un peu plus de mousse dans le fond ^^)



Une préférence pour le lieu de votre trépas (très douloureux) ? ^^

Trouver les idées qui nourriront le bestiaire

Cet article vise à présenter succinctement la démarche de recherches d'idées pour des créatures de bestiaire. Pendant longtemps j'avais du mal à comprendre comment "on" s'y prenait pour développer des bestioles qui n'existaient pas déjà quelque part, dans la mythologie ou dans la nature.

Comment faire pour s'émanciper de ce qui existe déjà si souvent dans de nombreux JdR, proposer un contenu différent sans se contenter de changer la couleur du pelage ou ajouter des plaques osseuses ? Je ne prétends pas avoir une solution ultime qui réponde à tout à vous proposer, plutôt des pistes de méthode de travail. 


L'évolution spéculative...

Je suis une grande fan de reportages sur les dinosaures et les périodes antérieures ; je suis scotchée par les reportages de la BBC sur les aptitudes fascinantes des formes de vie (spéciale dédicace à la myxomycète !) ; j'adore tout autant l'évolution spéculative, c'est à dire la discipline qui cherche à imaginer comment les formes de vie actuelles pourraient évoluer. A ce propos, il y a un livre sorti assez récemment et richement illustré qui présente bien de quoi il s'agit : Marc BOULAY, Sébastien STEYER, Demain les animaux du futur, éditions Belin, 2015. La démarche est bien expliquée et c'est une bonne base pour toute personne s'intéressant à l'exercice de création de bestioles et d'écosystèmes nouveaux.




Pour trouver des idées, je cherche dans des viviers de sources autant que possible peu exploitées en JdR (histoire d'éviter de développer exactement le même concept que le petit camarade sur la gamme de JdR d'à côté ^^). Cela passe par des heures de visionnage de reportage, de lectures de revues spécialisées... et noter chaque anecdote, chaque détail fort, dans un coin, des fois que ça serve plus tard.

L'idée est de prendre une base et de retoucher, faire dériver, en se demandant ce qui se passerait si tel animal acquérait telle aptitude, développait davantage un aspect...

Une autre méthode qui vaut surtout pour l'exobiologie spéculative, c'est à dire imaginer des écosystèmes extraterrestres, consiste à partir de contraintes environnementales et se demander quelles sont les ressources, les dangers, les opportunités... et de là concevoir une forme de chaîne alimentaire : exploiter l'énergie (soleil, minéraux), chaîne des prédateurs, charognards, ... le tout devant être circulaire pour tenir dans la durée.

L'apport du mythe

La différence entre le jeu de création et imagination scientifique et le JdR, c'est la présence dans ce dernier, très fréquemment, d'une composante mystique : légendes, magie, divin... Pour développer cet aspect, je me suis principalement nourrie de deux auteurs :

  • Bernard Sergent
  • Claude Lecouteux 
Leur bibliographie à tous les deux est abondante, il n'y a que l'embarras du choix ! Je n'ai pas tout lu ni exploité à fond, mais à eux deux, il doivent représenter pas moins d'1m linéaire de ma bibliothèque. Si vous vous demander quoi lire, commencez par C. Lecouteux (nettement plus accessible). B. Sergent pour sa part est "simplement" la base de ma manière de concevoir les dréins. Rien que ça. Le concept à la base de Manteau de corbeau, Chant de papillon, Patience d'if... est issu de ce qui m'a le plus frappée en lisant sa comparaison des dieux celtes et grecs, pour les périodes archaïques (à la louche -800 voire antérieur) : l'ambivalence. Les dieux anciens sont des figures bien plus complexes (et passionnantes) que leur version classique. Apollon est nettement moins propre sur lui, idem Athéna. On trouve un rapprochement systématiquement de valeurs opposées : sauvagerie et maîtrise de soi, guérison et maladie, aube et crépuscule... Le divin archaïque est paradoxal, brut et polysémique : il a une richesse évocatrice au regard de laquelle les dieux antiques du temps des grands philosophes ne sont que des ombres pâles.

Derrière chaque créature importante, il y a la recherche d'une image aussi forte que celles qui m'ont laissé une profonde fascination pour la notion de "mystère".


Temps d'écriture : l'exemple du Bestiaire en août et septembre

Ce soir un article pour évoquer la question du temps passé à écrire et créer des nouveautés. Notre objectif dans l'équipe est d'améliorer le rythme des sorties. Comment faire pour organiser le rythme et les tâches ? Je vais aborder la question de la rédaction du Bestiaire pour vous donner une idée de la problématique. 

Quel est le temps passé à écrire ?


Pour aborder le sujet, rien de tel qu'un rapport impitoyable de Redmine. Aujourd'hui, après plusieurs heures d'écriture et l'impression d'arriver au bout du chantier, je regarde un peu où j'en suis et quel a été le travail abattu en "heures" sèches.


Là, je découvre qu'en fait, sur les semaines passées, j'ai eu un rythme assez famélique de rédaction. Le rapport que vous voyez démarre à la première semaine d'août. Le mois d'août, comme évoqué dans un précédent article a été très chargé au total pour moi, tant côté Esteren que tâches que j'avais à accomplir à côté (en l'occurrence j'avais accepté de donner des cours de pré-rentrée, je l'ai senti passer !). 

Comparons avec le temps de travail total enregistré sur Redmine pour ce qui me concerne : 
En proportion, cela donne respectivement :
  • Semaine 31 : Environ 31%
  • Semaine 32 : Environ 35%
  • Semaine 33 : Environ 21%
  • Semaine 34 : Environ 27%
  • Semaine 35 : Environ 28%
  • Semaine 36 : Environ 31%
  • Semaine 37 (en cours) : Environ 75%
La part reste relativement stable (on verra en fin de semaine 37 où j'en suis). Alors qu'est-ce qui cloche ? Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à faire mieux que ça ?

Les limites du temps d'écriture

Je n'ai pas d'explication dont je sois totalement certaine, tout cela est très empirique. Voici déjà quelques observations, qui ne couvrent sans doute pas la totalité.

Un temps pour être concentrée, sans interruption


Je me suis rendue compte qu'il est impératif que je mette mon téléphone portable sur "silencieux" pendant les plages horaires réservées à l'écriture (et de manière générale, que je m'assure de n'avoir aucune interruption). Pourquoi ? A cause de la chute de la concentration : je suis à fond, et paf, une micro coupure, et il me faut à nouveau 10 minutes pour revenir à un état optimal de concentration. Répondre "rapidement" à quelqu'un qui me sollicite dépanne certes cette personne, mais plombe ma productivité en matière de travail créatif (ça n'a aucune incidence si je suis en mode "je traite des mails à la chaîne")

Fatigue accumulée

 Le mois d'août m'a coûté beaucoup en énergie, j'ai démarré septembre très fatiguée. Or un travail "créatif", si on ne veut pas tout reprendre derrière (et passer trois fois plus de temps dessus) doit être accompli en étant concentré et l'esprit clair. Comment combiner ça avec l'épuisement dans lequel j'étais ? En jonglant avec des siestes... En faisant des pauses à chaque fois que nécessaire. Et donc en démarrant le matin tôt, et finissant souvent tard, du fait des haltes pour récupérer. De fait en m'astreignant à un rythme "modéré", à ne faire (autant que possible) qu'une seule chose à la fois, ne pas varier les tâches rapidement (ça aussi, c'est crevant), j'arrive tout doucement à récupérer et avancer correctement en même temps. C'est un rythme monacal dans lequel tout est subordonné à l'objectif d'avancer les textes : répondre aux mails ou écrire cet article se fait quand je suis trop fatiguée pour produire des écrits qui me satisfassent, mais que je souhaite tout de même "avancer".  Un exemple concret de l'état de fatigue : au mieux je peux faire 20 000 à 30 000 signes / jours, actuellement je suis plutôt à 15 000 - 20 000.

Peut-on améliorer ça ?

J'espère bien !

La fatigue, il n'y a pas de miracle, il faut que je maîtrise mon rythme pour récupérer sans m'effondrer. En clair, éviter les semaines de 50h, éviter les changements de tâches intempestif et les causes de stress. Une semaine de 35h sans "surprises" à côté, c'est reposant ^^ 

Il est important aussi de rythmer la journée : les mails se vérifient rapidement, mais surtout se traitent quand je suis trop fatiguée pour réfléchir à une tâche qui demande toute mon attention. Les actions routinières ou "tranquilles" doivent impérativement être déplacées des créneaux où je suis en forme. 

Y'a-t-il quand même de bonnes nouvelles ?


Cela, c'est l'état du chantier, avec des fichiers "noms de code", susceptibles d'évoluer. Tous les fichiers en cours ne sont pas encore enregistré, mais ça donne une idée de la situation. 
  • Les verts à droite en "reprise de texte" sont rédigés et ont déjà été relu une ou deux fois. Je dois les reprendre, mais le travail "brut" initial est fait. 
  • Les verts à gauche sont bien entamés, il ne reste plus grand-chose pour les finir. En somme, je bouche les trous. 
  • Les orange à droite sont également entamés, mais mois que les précédents.  
  • Les points d'interrogation sont des "peut-être je garde, peut-être je change"
Notez que le temps en heure tout à droite représente le temps que j'ai enregistré + le temps enregistrés par les relecteurs Songe ou Arthus ou les deux. 

Cela pour dire qu'au final, en dépit de tous les obstacles, le bestiaire se présente bien... mais je ne serais vraiment satisfaite qu'une fois que j'aurais plié le tout, relu, lissé, envoyé en validation auprès de Nel' et reçu confirmation que "ça va" ^^